LES MÉDICAMENTS
Ils nécessitent tous une prescription médicale.
Ces derniers temps, l'incontinence d'effort de la femme est aussi traitée, de plus en plus, avec des médicaments.
Les agents alpha-adrénergiques, par exemple, sont capables d'augmenter le tonus de l'urètre. Néanmoins, il y a un problème posé par la courte durée d'action de la plupart des préparations, ainsi que par les effets secondaires limitants, tels que l'hypertonie, l'angoisse, les céphalées, ou l'arythmie cardiaque . L'atrophie des tissus urogénitaux survenant surtout lors de la ménopause, des oestrogènes sont alors indiqués, ceux-ci étant actifs aussi bien au niveau de la musculature vésicale qu'au niveau de l'urètre. Des oestrogènes naturels devraient seuls être administrés.
Le résultat thérapeutique peut être évalué, au plus tôt, après un délai de trois mois car, lors d'un déficit hormonal post-ménopausal prolongé, le traitement par substitution hormonale doit d'abord accomplir l'induction des récepteurs oestrogéniques.
En résumé :
- Parasympathicolytiques pour réduire les contractions vésicales.
- Parasympathicomimétiques pour les renforcer.
- Alpha-bloqueurs pour ouvrir le col et diminuer la résistance urétrale.
- Myorelaxants pour relâcher le sphincter strié, etc...Ces médicaments peuvent être utilisés en complément de la rééducation. Il ne faut jamais prendre un médicament sans l'avis de votre médecin même si vous avez déjà eu des signes semblables quelques mois ou quelques années auparavant : les causes peuvent ne pas être les mêmes !
Source : urinaire.com
Prise en charge médicale de l'incontinence urinaireL'incontinence urinaire est une pathologie bien plus fréquente qu'on ne le croit puisqu'elle concerne 20% à 35% des femmes de moins de 30 ans ou des nullipares, pour culminer entre 30 et 57% chez les femmes plus âgées avec semble-t-il, un pic de prévalence vers 45-50 ans (14).
Outre la connaissance des facteurs de risques, l’impact sur la vie sociale et personnelle, et le coût de santé publique qu’elle engendre, ses différents mécanismes doivent être connus pour une prise en charge optimale.
Celle-ci ne peut se concevoir, dans un premier temps, que médicalement, au travers de la posture, de la rééducation pelvi-périnéale et/ou ano - sphinctérienne, de la prévention, du dépistage et du traitement des facteurs de risque, et ce quel que soit le mécanisme initialement en cause...
Source : P. Mares, O. Rousseau, M. Hoffet
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Réactualisation le 09.12.2009
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